Questions aux chercheurs

Bonjour, nous aimerions savoir quelle est la définition du mot « stress » en neurosciences s’il vous plait? Comment pourrions nous distinguer le stress de la distraction dans nos expériences? La peur est-elle liée au stress? Merci d’avance et à bientôt
Lycée De Villaroy – classe de 2nde

Bonjour, il existe plusieurs types d’états de stress ou d’anxiété, dont on pourrait généraliser la définition à une réaction de peur ou une inquiétude excessive qui interfère avec le fonctionnement de l’individu ou qui entraine une détresse significative. D’un point de vue neurobiologique, l’état de stress mobilise un ensemble de régions cérébrales impliquées dans la génération d’émotions, le traitement de l’input sensoriel, de l’information contextuelle et des stimuli aversifs. Le stress peut effectivement entrainer une distraction émotionnelle qui va perturber les performances de l’individu lors de la réalisation de différentes tâches. On peut mesurer l’état de stress individuellement, et distinguer par l’expérience les états de peur et ceux d’anxiété qui ne sont pas tout à fait identiques. Tout dépend des expériences que vous réalisez.
Morgane Bresson

 

Bonjour,
Nous travaillons sur les avantages d’apprendre à l’aide d’une vidéo , auriez-vous des pistes pour nous aider à réfléchir au rôle de l’humour , de l’image , sur la manière dont le cerveau réagi devant une vidéo pour apprendre .

Merci
Laurine et Kadidiatou –Lycée Pablo Picasso 2nde 5

Bonjour, je vous conseille de visiter le Forum des Sciences Cognitives le samedi 28 mars 2015 au Campus des Cordeliers (Université de Médecine – toute la journée) sur le thème de l’humour, il rassemble conférences, expositions, animations, et il a lieu une journée par an. Peut-être vous y trouverez des pistes de réflexion?! 🙂 http://forumsciencescognitives.com/
Le programme est encore en cours de rédaction je pense mais vous pouvez suivre l’évolution de l’actualité.
Alicia Lefebvre

 

Bonjour,
Merci pour toutes ces informations sur le sujet. Nous travaillons aussi sur le stress et nous avons exprimés une définition, pourriez-vous nous donner votre avis ?

« Premièrement, nous avons déterminés que le stress se manifeste différemment selon chacun. Certains se grattent, d’autres grattent les autres, certains s’occupent de manière intempestive, d’autres tapent du pied … Cependant, nous avons expérimenté que ces réactions étaient générées par des événements, ou des situation de l’environnement, comme un examen, une audition, une épreuve …
Les réactions sont le plus souvent inconsciente, et on à du mal à les contrôler.
En réalité, le stress est un terme très ambigu. D’après les définitions scientifiques, le stress ne représente que les réactions physiques, physiologiques et psychologiques, et non pas le sentiment. Le stress est généré par l’anxiété ! De cette manière l’anxiété est le carburant du stress !
Aussi, l’anxiété possède beaucoup de nuances, comme la panique, qui est un stress intense, ou le trac par exemple, plus léger. »

Merci d’avance pour votre réponse,
le groupe de la classe de 2nd5 de Pablo Picasso, lycée de Fontenay sous bois.

8 réponses à “Questions aux chercheurs

  1. Bonjour, nous aimerions savoir quelle est la définition du mot « stress » en neurosciences s’il vous plait? Comment pourrions nous distinguer le stress de la distraction dans nos expériences? La peur est-elle liée au stress? Merci d’avance et à bientôto

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    • Bonjour, il existe plusieurs types d’états de stress ou d’anxiété, dont on pourrait généraliser la définition à une réaction de peur ou une inquiétude excessive qui interfère avec le fonctionnement de l’individu ou qui entraine une détresse significative. D’un point de vue neurobiologique, l’état de stress mobilise un ensemble de régions cérébrales impliquées dans la génération d’émotions, le traitement de l’input sensoriel, de l’information contextuelle et des stimuli aversifs. Le stress peut effectivement entrainer une distraction émotionnelle qui va perturber les performances de l’individu lors de la réalisation de différentes tâches. On peut mesurer l’état de stress individuellement, et distinguer par l’expérience les états de peur et ceux d’anxiété qui ne sont pas tout à fait identiques. Tout dépend des expériences que vous réalisez.

      Aimé par 1 personne

      • Bonjour,
        Merci pour toutes ces informations sur le sujet. Nous travallions aussi sur le stress et nous avons exprimés une définition, pourriez-vous nous donner votre avis ?

        « Premièrement, nous avons déterminés que le stress se manifeste différemment selon chacun. Certains se grattent, d’autres grattent les autres, certains s’occupent de manière intempestive, d’autres tapent du pied … Cependant, nous avons expérimenté que ces réactions étaient générées par des événements, ou des situation de l’environnement, comme un examen, une audition, une épreuve …
        Les réactions sont le plus souvent inconsciente, et on à du mal à les contrôler.
        En réalité, le stress est un terme très ambigu. D’après les définitions scientifiques, le stress ne représente que les réactions physiques, physiologiques et psychologiques, et non pas le sentiment. Le stress est généré par l’anxiété ! De cette manière l’anxiété est le carburant du stress !
        Aussi, l’anxiété possède beaucoup de nuances, comme la panique, qui est un stress intense, ou le trac par exemple, plus léger. »

        Merci d’avance pour votre réponse,
        le groupe de la classe de 2nd5 de Pablo Picasso, lycée de Fontenay sous bois.

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  2. Bonjour,

    Nous travaillons sur les avantages d’apprendre à l’aide d’une vidéo , auriez-vous des pistes pour nous aider à réfléchir au rôle de l’humour , de l’image , sur la manière dont le cerveau réagi devant une vidéo pour apprendre .

    Merci

    Laurine et Kadidiatou

    Lycée Pablo Picasso 2nde 5

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  3. Bonjour, je vous conseille de visiter le Forum des Sciences Cognitives le samedi 28 mars 2015 au Campus des Cordeliers (Université de Médecine – toute la journée) sur le thème de l’humour, il rassemble conférences, expositions, animations, et il a lieu une journée par an. Peut-être vous y trouverez des pistes de réflexion?! 🙂 http://forumsciencescognitives.com/
    Le programme est encore en cours de rédaction je pense mais vous pouvez suivre l’évolution de l’actualité. Alicia Lefebvre

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  4. Question :
    l’odorat influe-t-il sur les capacités du cerveau ?Les élèves ont proposé comme expérience : identifier parmi plusieurs boites laquelle est la plus grande, les yeux fermés. Puis recommencer après avoir senti les boites, qui sont parfumées (parfums agréables et non, forts et légers…).
    Sur quelques élèves, un résultat mitigé, et du coup c’est difficile de conclure.

    Avez-vous des idées pour qu’ils précisent leurs idées d’expérience, et qu’ils puissent obtenir des résultats sans avoir besoin de tester 100 personnes…
    merci,
    Mr leguay, lycée R Rolland, Goussainville

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    • * ce qui est difficile de voir dans l’expérience c’est si les différences qu’ils ont observées montrent un réel effet de l’odorat, ou si c’est juste le hasard.
      * ils ont 2 groupes d’observations, un groupe des observations où ils ont senti l’odeur (disons 20 observations), et un groupe ou ils n’ont pas senti d’odeur (disons, d’autres 20 observations)
      * ensuite on a deux hypothèses possibles. L’hypothèse nulle est que l’odeur ne change rien. L’hypothèse alternative est que sentir améliore les capacités à distinguer les boites.
      * On compte donc le nombre de fois qu’on a bien identifiée les boites sans sentir d’odeur (le nombre de réussites dans le premier groupe de 20 observations), et le nombre de fois qu’on a bien identifiée les boites en sentant leur odeur (nombre de réussites dans le 2ème groupe de 20 observations). On calcule ensuite la différence. Disons, juste pour l’exemple, qu’on a bien identifié les boites 6 fois dans le premier groupe (sans sentir) et 8 fois dans le 2ème groupe (où l’on sentait). La différence serait donc de 2. Et la question serait: Est-ce que cette différence montre que l’odorat joue un rôle (hypothèse alternative), ou c’est juste le hasard (hypothèse nulle)?
      * Alors, pour tester, on crée des groupes artificiels d’observations en mélangeant des observations ou l’on sentait et des observations ou l’on ne sentait pas pour faire deux groupes de 20 observations (mélangées). Là du coup on a 2 groupes d’observations complètement aléatoires, et on peut voir combien elles sont différentes (on note la différence sur un papier). Et on répète, en notant à chaque fois la différence qu’on a obtenue dans le cas ou des observations avec ou sans odeur sont mélangées. On fait ça environ 10 fois, pour en avoir le coeur net. Comme ça, on peut savoir à quel type de différence on doit s’attendre dans le cas aléatoire.
      * Enfin, on regarde combien de fois les différences obtenues au hasard son plus grandes que celles qu’on a observé. Par exemple, si la moitié des différences au hasard sont aussi grandes ou plus grandes que celles observées réellement, ça veut dire qu’on ne peut pas vraiment distinguer notre hypothèse alternative de l’hypothèse nulle, et donc, qu’on n’a pas d’évidence d’un rôle de l’olfaction dans la cognition. Par contre, si on ne voit jamais des différences aussi grandes dans les expériences au hasard que celles observées réellement, on peut se dire qu’il y a des fortes chances pour que l’effet de l’olfaction sur la cognition soit vrai. En général, si on observe moins de 1 différence aléatoire sur 20 qui soit plus grande que la vraie différence, on conserve l’hypothèse alternative (la fameuse p-valeur à 5%).
      * Ce type de test statistique que je vous ai expliqué, c’est ce qu’on appelle un test par permutation. Normalement, un ordinateur calcule >10,000 observations au hasard pour calculer la p-valeur. »
      Roberto Toro
      chercheur à l’Institut Pasteur.

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  5. Piste de recherche: AXE CORTICOTROPE. C’est l’axe qui se met en place dans le corps lorsqu’on est stressé, on peut peut-être dire que c’est la définition du stress d’un point de vue neuroscientifique, i.e. réactions biochimiques dans le corps. Il implique l’hypothalamus, l’hypophyse antérieure, les glandes surrénales; des hormones sont libérées et font les liens entre ces différentes zones pour enfin que les glandes surrénales relâchent du glucocorticoïde dans tous le corps. Je ne sais pas dans quel contexte cet axe s’active ou ne s’active pas en fonction des différents types de stress vécus, est-ce que c’est sous n’importe quel stress ou pas, je ne sais pas, à vos recherches 🙂 Le site « le cerveau à tous les niveaux » de mc gill est très bien fait et est conseillé par les scientifiques, vous pourrez trouver des réponses/ détails à beaucoup de questions en fonction de votre niveau d’exigence dans les recherches.

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